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:: jeudi, décembre 30, 2004 ::

Carrefour...


J'ai reçu une réponse à mon petit mot... Je pensais sincèrement que ce ne serait pas le cas. Pourtant, avant-hier, au courrier, j'ai reçu cette sympathique lettre venant de quelqu'un que je ne connais pas. Ou presque? Ne dit-on pas que pour certaines personnes, nous avons une sensibilité particulière qui nous fait connaître plusieurs choses sans même se parler? Je ne sais pas... Cette lettre me va droit au coeur (mais peut-être est-ce un peu prématuré), en tout cas le geste me touche énormément. Et vu qu'il me laisse trois fois son adresse (sur l'enveloppe, sur l'en-tête, sur sa carte de visite), je pense que je ne vais pas hésiter longtemps avant de lui répondre. J'ai cet élan qui me pousse, ce désir de relation (au sens large du terme), et en même temps cette peur d'aller trop loin, cette crainte d'espérer des miracles... Avec le temps...?

:: Asthenie 12/30/2004 10:33:00 AM [+] ::
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Le tri a commencé dans ma région...


Et je ne parle pas seulement des poubelles, du tri des déchets!
Cette agressivité dont j'ai été victime, j'ai fait une croix dessus. Ou plutôt sur la personne qui en était à l'origine. Pas bien difficile, puisqu'à la base, nos contacts n'étaient déjà pas nombreux. Il n'empêche. S'arrêter quelques fois pour regarder où en est sa vie, où en sont ses relations, ça permet de voir les choses plus clairement, et de remédier aux situations délicates ou pourries. Un petit geste en ces temps de fêtes... Faites le tri dans vos relations. Ne gardez pas celles qui vous font plus de mal que de bien, ou plus généralement, celles au sein desquelles vous n'êtes pas véritablement respecté.

:: Asthenie 12/30/2004 10:29:00 AM [+] ::
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:: jeudi, décembre 16, 2004 ::

Agressivité gratuite...


J'ai pris deux réflexions dans la gueule, ce soir, en deux minutes de temps. Non justifiées. Gratuites. Et terriblement violentes. Violentes au point de me déstabiliser complètement. Violentes au point de me pousser à quitter le conflit, alors que je suis la reine de la surenchère. Je n'ai pas pu supporter de telles agressions. Pourtant j'en ai déjà subi dans ma vie, mais là, coup sur coup, avec une telle violence... Non, franchement c'est une première. Heureusement pour moi qu'elles viennent de personnes dont je ne me soucie guère, voire pour lesquelles (du moins une des deux) je n'ai vraiment aucune estime. Sinon ma propre estime en aurait pris un coup... Mais ce n'est pas le cas. Mon ego est sauf, je me préserve.
Toutefois, je me pose la question de savoir ce qui peut pousser ces personnes à cracher un fiel pareil sans réfléchir à la sévérité et aux implications de leurs dires... L'une de ces personnes ne s'excusera jamais, et je n'en ai que foutre. Par contre, si la deuxième ne fait pas un pas, ça va légèrement tendre certaines de nos relations...
Du coup je me suis sentie l'humeur "Noël", et j'ai écrit un mail particulièrement franc et explicatif à deux autres personnes qui sont sensiblement mêlées à l'une des deux précitées. Oui je sais c'est compliqué. Mais bon, un conflit n'implique jamais que deux personnes. Il y a des personnes annexes, et là aussi ça risque de coincer. Bref! Ca me fait du bien de pouvoir dire les choses comme elles sont, et je pense que cette fois, le calme avec lequel j'ai écrit le mail ne pourra qu'être positif et constructif.
Mais peut-être qu'il est quand même temps que je quitte cette partie de ma vie?

:: Asthenie 12/16/2004 01:08:00 AM [+] ::
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:: mercredi, décembre 01, 2004 ::

En plein orage...


Il m'est arrivé quelque chose que je n'ai jamais vécu, hier. J'ai tendance à penser que ça ne m'arrivera plus. Que c'est une situation qui n'arrive qu'une fois dans une vie, qu'elle ne dure qu'un instant, et que si l'on passe à côté... C'est irréversible.
J'ai croisé le regard de quelqu'un. Et en un regard, j'ai vu défiler ma vie future. J'ai eu le sentiment que cet homme et moi avions des tonnes de choses à partager, que cet homme pourrait être celui avec qui je passerai ma vie. En un instant. C'est une sensation extrêmement étrange, renforcée par le fait qu'il me rendait ce regard complètement surréaliste. J'en ai rêvé cette nuit. Je ne cesse de penser à cet homme. Je ne cesse de penser à tout ce qui m'est passé par la tête en ces quelques minutes où nous n'étions qu'à quatre mètres l'un de l'autre. Je ne cesse de me demander pourquoi je n'ai pas agi, de n'importe quelle manière, pour l'aborder, au lieu de rester plantée là à me demander ce qui m'arrivait. Je ne cesse de regretter d'être partie, de ne pas l'avoir attendu à la sortie du bâtiment, je ne sais pas, pour peut-être essayer de prolonger ces instants précieux.
Mais je suis partie avec mon amie. Nous avons marché lentement. J'ai senti comme une déchirure, au fur et à mesure que je m'éloignais. Mais je n'ai pas fait demi-tour. Il était déjà trop tard.
J'hésite aujourd'hui. Dois-je faire quelque chose pour tenter de le retrouver (bien que les éléments en ma possession soient maigres), ou dois-je accepter le fait qu'il est trop tard, que l'instant est irrémédiablement perdu?
J'ai le sentiment d'être passée à côté de quelque chose, quelqu'un, d'important...
Et c'est déchirant.

:: Asthenie 12/01/2004 11:39:00 AM [+] ::
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:: samedi, novembre 20, 2004 ::

Primpéran...


Je suis fatiguée.
Je viens de balayer une salle de fêtes d'une capacité raisonnablement importante.
Quelle idée, à cette heure-ci...
N'est-ce pas.

:: Asthenie 11/20/2004 03:32:00 AM [+] ::
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:: lundi, novembre 15, 2004 ::

Dreams are my reality...


J'ai fait une foule de rêves bizarres, cette nuit. Entre autres, je déménageais, tard le soir, avec seulement mon père. Je lui disais qu'on n'aurait jamais le temps, mais il était persuadé du contraire. J'emménageais dans une énorme maison, en ville mais au calme, avec d'autres personnes. Je pense que nous étions quatre. Les chambres étaient énormes! Quelqu'un est venu me rendre visite ce soir-là, mais je lui disais qu'il y avait une fuite d'eau, que l'on ne pouvait donc pas encore y vivre. A mettre en lien avec l'appartement dans lequel je vais probablement emménager, plus grand que mon ancien kot, mais toujours en construction?
J'ai également rêvé que j'allais m'inscrire pour recommencer des études, avec ma mère cette fois, mais nous sommes montées dans deux ascenseurs différents, et pas moyen de se retrouver au même étage. Puis l'ascenseur dans lequel j'étais est devenu fou, il ballotait dans tous les sens, pourtant nous étions relativement calmes à l'intérieur.
Finalement, nous sommes arrivés sur une grande place, et je me suis retrouvée assise sur le trottoir avec Sylvie. Je venais de voir G, au loin, avec sa compagne, qui me paraissait fort jeune. Il l'a regardée avec un regard qui ferait fondre n'importe qui. J'étais contrariée, dans mon rêve, mais pas malheureuse. Contrariée de le revoir, alors que j'avais tiré un trait sur cette personne. Comme si ce fait entraînait de facto qu'on ne se rencontre plus jamais, même par hasard. Bref, il s'est approché, sa compagne est allée s'asseoir plus loin, pendant qu'il nous tendait, à Sylvie et moi, un cadeau de Noël. Sylvie s'est empressée de l'ouvrir, et parlait avec lui de ce que c'était (une reproduction d'une oeuvre d'un type connu, mais je ne saurais plus dire quoi - c'était une sorte de sculpture dont les pièces s'emboîtaient). Moi j'étais incapable de l'ouvrir. Une étiquette était collée sur l'emballage, avec juste écrit "Am ie" en deux parties. J'ai enlevé l'emballage, mais je tournais la boîte dans tous les sens et je lisais toutes les explications qui étaient inscrites sur les côtés, tout en pleurant sans pouvoir m'arrêter. Je sentais qu'il était juste devant moi, accroupi, et qu'il attendait. Mais je ne voulais pas, je ne pouvais pas lever la tête et le voir si près. Je ne voulais pas qu'il voit mes larmes. Je ne voulais pas qu'il pense que c'était de tristesse, car ce n'était pas le cas. Je pleurais tant j'étais touchée par sa gentillesse et sa sollicitude. J'étais touchée qu'il vienne ainsi devant moi, patient, à attendre que je me décide à le regarder. Mais je ne l'ai pas regardé. Peut-être tout simplement parce que je ne connais pas son visage actuel, et que ma pauvre petite tête n'a pas voulu l'inventer... Ni mettre à la place le visage que je connaissais à l'époque où il me souriait.
C'est perturbant. Mais les rêves, c'est souvent comme ça.

:: Asthenie 11/15/2004 09:39:00 AM [+] ::
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:: mardi, novembre 09, 2004 ::

Pensées éparses et nouvelles diverses...


Je n'ai pas pu aller voir mon camarade à l'hôpital, ni chez lui. Chaque semaine, je proposais x jours possibles à une amie, mais à chaque fois, elle trouvait une excuse pour annuler. A présent, elle m'a même dit clairement qu'elle pensait qu'il valait mieux juste lui passer un coup de fil. Résultat des courses: j'aurais dû y aller seule, il y a deux mois! Je m'en veux, je lui en veux. Mais cela n'y changera rien. C'est trop tard.
Aujourd'hui, c'est mon père qui est à l'hôpital. Il en est sorti hier, mais y est revenu en urgence ce matin. Pour quelques jours cette fois. C'est étrange de voir cet homme si résistant, si fort, jamais malade, couché dans un lit d'hôpital, pâle de douleur, nerveux, mais à bout de forces. C'est plus qu'étrange, c'est perturbant, effrayant, angoissant, douloureux.
Et la semaine passée, Monsieur le chat passait sur le billard pour une tumeur cancéreuse... Il a une grosse tirette sur le flanc... Et en bonne infirmière que je suis, je le tartine de crème (du moins j'essaye) au moins une fois par jour...
Vous n'en avez rien à foutre, de tout cela, n'est-ce pas?
Et puis j'ai pas de boulot, je sais pas ce que je vais faire de ma vie, je dois décider si je veux faire cette formation supplémentaire qui commence en décembre (et qui coûte plus cher que mes cinq années d'études complètes - le minerval, je parle), et je ne sais même pas si je suis sûre de le vouloir vraiment...
Paumée, la fille.
Je voudrais m'asseoir et ne plus penser.

:: Asthenie 11/09/2004 09:17:00 PM [+] ::
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:: dimanche, octobre 24, 2004 ::

A - Tension


Il est sorti de l'hôpital! Après deux mois passés là-bas, et je ne sais combien d'opérations... Notre camarade n'a semble-t-il pas perdu son humour ni son esprit vif! Thank God? La semaine prochaine, nous irons le voir chez lui... Enfin!
A côté de cela, j'ai passé une semaine atroce, il y a quelques temps, à me demander si j'avais l'autorisation de dormir le soir, ou si je devais faire quelque chose (mais quoi?) pour éviter de me réveiller et de trouver quelqu'un mort quelque part. C'est incompréhensible, je sais. Mais si on y réfléchit bien, on peut deviner de quoi il s'agissait. Je ne souhaite ces angoisses à personne. Je ne souhaite cette colère à personne. Je ne souhaite cette tristesse et cet épuisement moral à personne. A l'heure actuelle, ça va mieux. Mais comment diable peut-on vivre sans cesse avec cette pression?
J'ai été diplômée, il y a quelques jours. La mention que je n'osais imaginer m'a tout de même été accordée. Je n'en revenais pas. Nous avons fêté notre "crise", notre "passage", dignement (dans tous les sens du terme), et maintenant... Je me demande encore ce que je vais faire de ma vie. Car oui, le scoop, c'est qu'il faut en faire quelque chose.
Si vous avez des propositions...

:: Asthenie 10/24/2004 02:38:00 PM [+] ::
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:: vendredi, octobre 08, 2004 ::

A cette allure-là...


J'enrage.
Je m'étais décidée à revenir écrire une bafouille sur ce blog. C'était sans compter sur les déconnexions surprises de BelgaCON! Résultat: je tape, je tape, c'est ok, j'envoie, et là... Paf! Déconnection. Le post n'a pas été envoyé. Je veux revenir en arrière. Rien.
Alors ben là... J'ai plus envie.
Merci.

:: Asthenie 10/08/2004 11:13:00 PM [+] ::
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:: vendredi, septembre 24, 2004 ::

"He knows I'm gonna stay"...


Mais je ne resterai pas.
Tout à l'heure, nous sommes passés à Saint Gilles. Dans une certaine rue. Dont j'ai guetté un certain numéro. Avec le sourire au lèvres, et une sensation de sérénité. On parlait justement de lui dans la voiture. Et au moment où nous nous sommes arrêtés au feu rouge, juste devant son ancien appartement, j'ai tourné la tête pour voir la façade d'en face. Apposée sur celle-ci, une affiche vantant la sortie d'un nouveau film. Le titre? "La femme de Gilles". Marrant, non?
Il y a encore quelques mois, si j'avais vécu ce concours de circonstances, j'aurais été malade pendant des jours et des jours, à ressasser tout ce qui s'est passé, tout ce qui ne s'est pas dit. Aujourd'hui, j'ai souri. Et j'ai repensé au sien, de sourire. Plus j'y repensais, plus je trouvais cela drôle. Etonnant. Comme un vieux souvenir que l'on aurait oublié, et qui reviendrait à la faveur d'un détail... Je pense sincèrement que je l'ai aimé comme jamais je n'ai aimé personne. Je pense sincèrement que mes espoirs de construire une vie de couple saine et durable avec lui n'étaient pas des voeux en l'air. Je pense sincèrement être passée à côté de l'histoire la plus marquante de ma vie. Mais cela ne m'empêche pas de penser aujourd'hui que je suis encore loin de devoir me considérer comme désespérée, comme une jeune femme dont la vie est foutue. Je sais que je peux aimer à nouveau, certains indices me le prouvent, et me montrent que je suis sur la bonne voie. Je sais que malgré les douleurs passées, le coeur et le corps possèdent des capacités d'oubli dont on ne soupçonne pas ou peu l'existence. Je sais que j'ai tout espoir et toutes mes chances d'être pleinement heureuse dans la vie, avec un autre que lui.
Et ce poids qui devient soudainement plus léger, ces détails, ces souvenirs, ces lieux chargés d'émotion et d'images, deviennent réellement moins pénibles. Comme une photo qui prendrait de l'âge. Comme une plaie qui cicatrise.
Je me sens bien. Je suis seule, un peu perdue professionnellement parlant, mais je me sens vivante, et ouverte à toute chose, à tout être.
Et ça fait un bien fou...

:: Asthenie 9/24/2004 11:45:00 PM [+] ::
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:: mardi, septembre 14, 2004 ::

Non, "presque" rien... non, je ne regrette presque rien...


Je ne vais pas vous saoûler à vous raconter cette semaine épique en Provence...
Je vais juste vous dire que contrairement à ce que je pensais, je ne suis pas restée seule bien longtemps dans mon petit appart, ni seule sur les routes dans ma p'tite titine. J'ai été rapidement accueillie par cette horde de mâles bien sympathiques, horde qui m'a fait un bien fou... Retrouver des gens à qui parler après quatre mois de réclusion, a fortiori des hommes comme eux, c'était inespéré. L'un d'eux était ce fameux bonhomme qui m'a fait du rentre dedans il y a deux mois... Etrangement, il est resté bien plus délicat dans ses approches. Nous avons beaucoup parlé, nous nous sommes souvent retrouvés ensemble, mais jamais il n'a eu de geste déplacé, ni n'a fait preuve de cette lourdeur dont sont parfois capables les hommes. Je l'ai découvert sous un autre jour, et quelque part, il m'effraye moins. Mais ces papillons... Je désespère de les voir arriver... Et malgré mon envie de serrer quelqu'un dans mes bras, de le serrer dans mes bras, je suis restée suffisamment distante pour éviter les conséquences malheureuses qui seraient sans doute arrivées dès notre retour. Ceci ne règle pas mon problème, mais la semaine en général l'atténue tout de même. Je me sens mieux entourée de plusieurs personnes, sans ambigüité, que seule dans un couple où la pression augmente à chaque minute. Ils m'ont tant apporté, durant cette semaine...
Le retour fut pénible, mon estomac et mes nerfs ayant craqué avant le départ. L'un d'eux m'a donc accompagnée et a piloté ma p'tite voiture le temps que je récupère de mes douleurs diverses et variées (entre autres, celle du départ). Finalement, je les ai tous découverts sous un autre jour, et mes premières impressions sur eux ont été révisées. Sans aucun doute, elles sont terriblement plus positives aujourd'hui.
Merci à vous tous pour cette semaine inoubliable, où vous m'avez fait ressentir une palette de choses dont j'avais presque oublié l'existence...

:: Asthenie 9/14/2004 09:15:00 PM [+] ::
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:: mardi, août 31, 2004 ::

Roller Coaster


C'est ce à quoi est abonné mon estomac ces temps-ci. Ca devient légèrement agaçant de ne rien pouvoir digérer correctement.
Je ne digère pas l'année passée sur ce foutu mémoire.
Je ne digère pas le rentre-dedans d'un certain ami.
Je ne digère pas l'absence d'autres.
Je ne digère pas l'annulation d'une amie des vacances qu'on avait prévues.
Je ne digère pas les abus d'alcool ou d'herbe de certaines personnes.
Je ne digère pas l'échec de mes tentatives pour le revoir.
Je ne digère pas la guigne qui me poursuit à ce niveau-là.
Je ne digère pas cette phase de vie qui prend tout doucement fin.
Et moins je digère, moins j'ai la force de "manger".

:: Asthenie 8/31/2004 10:39:00 AM [+] ::
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:: jeudi, août 19, 2004 ::

Kangourou power!


Je suis réellement montée sur ressorts, aujourd'hui.
J'ai des impulsions, des bouffées de choses positives qui me traversent l'esprit, comme des envies de me surpasser, de terminer ce qui est en cours, de tirer un trait sur les regrets et de ne regarder que ce que demain m'apportera...
Je pense que demain soir, j'aurai terminé de rédiger mon mémoire. Il ne me restera plus qu'à le relire, le mettre en page, le fignoler, l'imprimer, et relier les cinq exemplaires ainsi que le même nombre d'annexes... Mais quel plaisir que de voir la fin du tunnel, après des mois de réclusion "mémoiresque"! J'ai passé ces... "vacances" à travailler du matin au soir et à réfléchir du soir au matin, à culpabiliser pour les rares après-midis ou soirées que je m'accordais en répit, à pleurer toutes les larmes de mon corps de désespoir après les entrevues hebdomadaires, ridicules, inutiles et déplorables avec mon maître de mémoire et toutes mes congénères... Maintenant enfin, je commence à respirer plus sereinement, je commence à sentir que toutes mes heures de travail n'étaient pas vaines... J'ai le sentiment de sortir d'un blocus de près de quatre mois non stop, sensation désagréable au possible. Près d'un tiers d'année à bosser comme une folle... Si je devais le refaire, je ne m'en sentirais même pas capable! Pourtant, j'y suis arrivée! En état! Il y a trois mois, je pensais dur comme fer que j'aurais besoin d'un séjour à l'hosto ou enfermée dans ma chambre pour récupérer... Mais ce n'est pas le cas.
Je bouillonne, je déborde, j'implose, j'explose, j'ai le sentiment de revivre. C'est inimaginable!
Et puis j'ai de telles pensées positives, de telles espérances qui soudain repointent le bout de leur nez... Que me vaut cette bouffée d'optimisme?
Peut-être simplement le fait de penser à lui...?

:: Asthenie 8/19/2004 08:59:00 PM [+] ::
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:: dimanche, août 15, 2004 ::

Ironie du sort...


Aujourd'hui, il a trente ans. J'ai entendu une de ses chansons préférées à la radio, tout à l'heure. Une chanson qui me faisait penser à lui. Qui me fait toujours penser à lui, mais... différemment. Depuis des mois, j'avais toujours cru que ce jour me serait extrêmement difficile à surmonter. Il est des événements dont on se fait une joie, et qui finalement passent à côté de nous en nous faisant la grimace... Ou est-ce nous qui grimaçons?
Quoi qu'il en soit, ce jour fut donc un jour presque comme les autres. Presque, oui, mais non en raison de l'événement d'aujourd'hui, mais bien... d'hier.
Je me suis laissée entraîner dans une descente en kayak, et je les ai finalement suivis pour fêter avec eux le 15 août à... Liège. En passant par l'endroit dont est originaire l'homme dont je parlais précédemment. Une "noyade" imprévue nous a surpris, mon coéquipier et moi, lors de la descente... Et un jeune homme ma foi charmant m'a accueillie "au sec" dans son embarcation... J'ai été surprise par cette chute, j'ai été trempée, j'ai grelotté dans ces vêtements qui dégoulinaient, j'ai aujourd'hui le dos et les jambes blessés, ma nuque se raidit encore des douleurs de la veille, et mon compagnon d'infortune et moi avons alimenté les conversations de rires et de gentilles moqueries suite à notre mésaventure... Mais malgré cela, je me suis sentie bien. J'étais en sécurité avec eux, je pouvais être moi-même, et je me sentais libre de les approcher sereinement.
Et je l'ai revu, lui, après trois mois d'attente. Durant cette période, j'ai vécu cette soirée, où un autre ami de mon frère m'a fait du rentre dedans, puis m'a téléphoné pour me dire clairement son désir. Un mois plus tard, je me tourmentais encore, ne sachant que faire de ces paroles et de ces gestes, ne sachant pas quoi faire de cet homme qui, me connaissant pourtant si peu, déclairait ainsi ses envies. Les papillons ne sont pas venus. Je ne le connais que peu, et ma méfiance légendaire me pousse à tourner la question cent fois dans ma tête à chaque minute. Sortir avec quelqu'un puis l'aimer après? Peut-être; ne dit-on pas que cela arrive souvent? Ma sempiternelle solitude me criait de me jeter dans ses bras, de profiter de ces instants précieux qui font le quoitidien d'un couple. Ma solitude en est-elle à ce point, qu'elle choisirait la facilité d'un homme qui s'intéresse à moi mais ne me donne pas de papillons? La soirée d'hier m'a permis d'y voir plus clair, de répondre à certaines de mes interrogations. Non, je ne peux pas, je ne veux pas sacrifier mes sentiments sous prétexte que ma solitude me pèse et me pousse à m'investir dans le premier couple qui ne me révulse pas. Non, je ne veux pas sacrifier le temps que j'ai devant moi à courir après du vent, à attendre l'apparition de sentiments plus profonds. Non, je ne veux pas me résigner à l'idée que ces papillons ont définitivement disparu de ma vie après cette douloureuse perte de l'être que j'aimais le plus au monde. Non, je ne veux pas sacrifier ma vie sentimentale à ne vivre que des histoires dans lesquelles mon corps seul fait présence, au détriment de mes sentiments. J'ai envie de les retrouver, je veux les retrouver, j'ai besoin de les retrouver, ces fameux papillons. Cet homme d'il y a un mois m'effraye, de par sa facilité à me toucher et me dire ses pensées. Il m'empêche d'être moi-même, il court-circuite les préparatifs, il ne laisse pas le temps aux larves de devenir papillons. Hier, cet autre jeune homme, qui m'a invitée au sec après ma "noyade", m'a touchée par son accueil, ses attitudes, sa façon d'être avec ses amis et moi... Il est parvenu, de par sa délicatesse, ses regards et ses mots, à redessiner ce sourire que j'avais perdu depuis tout ce temps. Il... me donne le sentiment que l'espoir de retrouver ces papillons n'est pas complètement insensé. Plus je pense à lui, plus j'ai l'impression, ces dernières heures, de sentir comme un frôlement d'ailes, sous ma peau. Comment pourrais-je avoir le coeur d'étouffer ces papillons avant même que leurs ailes ne soient totalement déployées...

:: Asthenie 8/15/2004 09:03:00 PM [+] ::
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:: mercredi, août 11, 2004 ::

La constitution est ainsi faite...


Récemment, je me penchais sur mes kilos en trop... Et je me désolais de revoir d'anciennes photos. Il y a quelques jours, je me suis décidé à mettre en place certaines actions (ou justement, à en enlever certaines) afin de ne plus craindre de monter sur la balance ou d'essayer cette robe qui m'allait si bien... Mais en réfléchissant... Je n'ai jamais été "maigre". Même toute petite, j'ai toujours eu un petit ventre, et jamais je ne suis rentrée dans des vêtements taille 36 ou 38. Et si je réfléchis davantage, je me dis que j'ai acquis, depuis mon statut de pondeuse, des hanches, disons, accueillantes. Morphologie qui s'est accentuée depuis que tout les matins, je gobe ce truc blanc minuscule qui n'a l'air de rien mais qui fait de l'effet. Malheureusement, ce n'est pas toujours positif. Bref! Je disais donc... Ma réflexion m'a menée à me dire que même si je jeûne pendant des jours et des jours, jamais mes hanches ne fondront (les os, on ne peut rien y faire), jamais je ne rentrerai dans du 36, ni même du 38, et jamais je n'aurai le corps que les magazines nous imposent comme une punition de nos écarts...
Pourquoi je vous raconte cela? Parce qu'aujourd'hui, j'ai revu, après plusieurs années, une copine, qui a l'époque était assez boulotte, et qui avait perdu je ne sais combien de kilos vers ses 20 ans. Elle était devenue bien plus mince. Grosse déprime pour moi. Mais tout à l'heure, alors qu'elle apparaissait dans l'embrasure de la porte, je me suis rendu compte du "retour à la normale" qui était survenu. Elle est à nouveau comme avant, rondelette, et non moins jolie. Alors quoi? Elle aussi a une constitution qui fait que les bikinis, c'est de la folie furieuse. Eh bien sans vouloir me résigner à cet état de fait, ça m'a quand même fait du bien, ça m'a rassurée, et ma réflexion se termine donc sur le fait que tous les régimes et les privations du monde, ne peuvent rien contre ce que Dame Nature a fait de nous en nous créant.
Voilà.
Il y a deux jours, j'ai vu par hasard un étoile filante... Et j'ai longtemps hésité à faire mon voeu. Parce que souhaiter quelque chose qui est de toute façon impossible, c'est... futile et ridicule.
J'ai peut-être des kilos en trop, mais finalement... Ils font également partie de ce que je suis, non?

:: Asthenie 8/11/2004 05:40:00 PM [+] ::
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:: samedi, juillet 31, 2004 ::

F***ing hormones...




Si je pouvais retrouver cette relative sveltesse...

:: Asthenie 7/31/2004 10:47:00 PM [+] ::
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:: mardi, juillet 27, 2004 ::

I want you to want me... (Cheap Trick)


Ca n'a l'air de rien, comme ça...
Mais est-ce que je le veux vraiment?
Tout à l'heure, je me suis imaginée dans ses bras... Je me suis imaginée le regardant dans les yeux, à rire de ce qu'il me disait, me penchant vers son épaule en lui serrant le bras...
Ce n'était pas désagréable.
Mais dès que la réalité s'en mêle...


:: Asthenie 7/27/2004 09:01:00 PM [+] ::
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:: dimanche, juillet 25, 2004 ::

Le vague à l'âme...





:: Asthenie 7/25/2004 10:39:00 PM [+] ::
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People ain't no good... (Nick Cave)


Je me sens patraque...
J'ai bossé comme une folle, j'ai bien avancé dans ce foutu mémoire...
Mais je me sens bien seule, ce soir... Isolée... Sans personne à qui parler, à qui téléphoner, à qui dire "Parle-moi, juste pour entendre ta voix et me rassurer"...
J'ai envie de danser sur cette musique, dans les bras de quelqu'un qui me donnerait des papillons dans le ventre, en me laissant aller à pleurer à chaudes larmes sans même savoir pourquoi... J'ai envie de me serrer contre lui, et de me sentir en sécurité, de me sentir soutenue...

:: Asthenie 7/25/2004 10:03:00 PM [+] ::
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:: mardi, juillet 20, 2004 ::

Blues Conspiracy...


C'est le nom du groupe...
Samedi soir, je n'ai pas réalisé la bizarrerie de la situation. Sans mon frère, à Luxembourg, dans le Grund, en compagnie de ses amis à lui... Dont l'un m'avait gentiment invitée à me joindre à eux pour ce fameux festival de jazz et de blues. Blues Conspiracy est un groupe dément, devant lequel nous sommes restés longtemps, lui à me regarder bouger, moi à le guetter pour comprendre ce qu'il voulait. Le dernier verre a vu se concrétiser mes craintes. Sa main, au lieu de retomber sur son genou, est retombée sur le mien. Légèrement. Mais assez pour que je me sente mal et que je sois tétanisée. Pourquoi? Je n'en sais rien. Même cas de figure sous le tunnel, lorsque, me lâchant le bras, il a tenté de garder ma main. J'ai esquivé. Je me suis tendue. Raide comme un piquet. Chaleur aux joues. Silence. Pas un mot ne sortait de ma bouche. Pas un mot. Pas une explication, pas une phrase pour lui dire "Ecoute, je suis désolée, tu me prends au dépourvu, je ne suis pas très à l'aise". Rien. Dès le retour, un sms envoyé, un sms reçu. Puis un coup de téléphone le lendemain, et voilà qu'il me lance cette bombe... Il se dévoile. Il ne nie pas qu'il attend plus de moi que mon amitié, plus que ce que je pensais.
Et là les angoisses reviennent. Les crises de pleurs également. Les douleurs au ventre, les malaises, les idées obsédantes, les films que je me fais sur ses intentions... Mon manque de confiance en moi, ma crainte de devoir passer à quelque chose qui m'effraye, me déplaît, voire me rebute, parfois...
Je ne suis plus habituée à tout cela. Je ne sais même plus ce que c'est de faire l'amour avec quelqu'un, et je n'ai même plus envie de le savoir. Ca peut paraître idiot, ridicule, blasé. Mais ça n'en demeure pas moins vrai. Je n'ai pas envie de cela, je n'ai pas envie d'extase ou de roulage de pelle à tout va. J'ai juste besoin de me retrouver, et de tendresse, accessoirement... J'ai besoin de renouer avec mon corps, sans le faire souffrir, sans le forcer à aller trop vite. J'ai besoin d'étreintes, mais pas d'embrassades. J'ai besoin de douceur, de câlins, mais pas de sexe. J'ai besoin d'intimité, mais pas de nudité. Mais tous ces besoins, je l'ai compris il y a bien longtemps, seront à jamais inassouvis...
Et toi, cette bombe... Que suis-je censée en faire? On se connaît encore si peu... Pourquoi ne peut-on pas prendre le temps de se connaître, avant de se dévoiler...?
Je t'apprécie beaucoup, pour le peu que je te connais, mais tu m'effrayes, dès le moment où tu revêts ton costume d'Homme potentiellement sexué et dangereux pour moi...


:: Asthenie 7/20/2004 10:36:00 PM [+] ::
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:: mercredi, juillet 14, 2004 ::

Dé-braaanche...


C'est ce que j'aimerais faire!
Fatiguée du mémoire... Des hypothèses, plan, méthodo, résultats qui se modifient, sont incomplets, ne plaisent pas à Môssieur...
Fatiguée de me battre pour avoir accès à mon instrument de travail...
Fatiguée de voir les autres en vacances, à ne rien faire...
Fatiguée de penser que dans deux mois, j'aurai perdu mon statut d'étudiante...
Fatiguée de voir ce couple mièvre et ridicule nous gâcher les souvenirs de tournée...
Fatiguée d'entendre que d'autres couples se forment, et que je reste désespérément seule...
Fatiguée de me dire que c'est sans doute parce que je le veux...
Fatiguée de recevoir des chaînes de lettres et mails humoristiques qui ne me font même plus rire...
Fatiguée de ne voir que cet écran et mon lit depuis des semaines...
Fatiguée des querelles familiales larges qui induisent une ambiance de merde chez nous...
Fatiguée de faire ce que je fais, et de vivre ce que je vis...


:: Asthenie 7/14/2004 10:01:00 AM [+] ::
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:: dimanche, juillet 11, 2004 ::

Un an et demi plus tard...


Je pense que j'essayerai d'aller chaque année à la mer, en hiver, un jour de neige.
Ca me rappellera des souvenirs, et puis ça me permettra de ne pas oublier pour oublier. Ca me permettra de travailler mes sentiments, mes remords, mes regrets...
Ces photos sont tellement belles... Elles sont douces à mes yeux, mais font pleurer mon coeur.
Revenir en arrière est impossible, je l'ai compris et accepté depuis longtemps. Le plus difficile, c'est de se rendre compte du temps qui passe, de l'oubli qui fait son oeuvre, malgré des sentiments qui dès la première occasion, se réveillent douloureusement...

:: Asthenie 7/11/2004 06:39:00 PM [+] ::
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:: mardi, juillet 06, 2004 ::

Fuuuuuuuuuusion!


Ce petit couple m'a effectivement énervée, et je n'étais pas la seule à me retenir de les tuer, ni à me foutre de leurs attitudes mièvres et ridicules. Le néologisme de mon cru que j'utilisais dernièrement s'est avéré tout à fait adapté à leur comportement.
"C'est le début", répondent certains. Je n'en suis pas sûre du tout. Ils semblent être ensemble davantage pour avoir un poids et se donner une contenance, pour se montrer et pour jouer les couples, que pour les sentiments qu'ils pourraient se porter. C'est un étalage indécent de "mièvrerie", de "je te tiens par la main sinon je ne suis rien", de "je t'enlace sinon tu t'envoles", et de "si on voit quelqu'un passer il faut qu'on se serre dans les bras l'un de l'autre pour bien montrer qu'on est un couple heureux". Et ça sonne faux. C'est écoeurant. C'est gerbant.
La chorale est avant tout un groupe. Ils semblent ne l'avoir pas compris. A aucun moment des cinq jours, quiconque n'a pu avoir une conversation avec lui, seul. Elle le collait tout le temps. Les seuls mots échangés étaient des banalités ou des réflexions débiles sur diverses choses. Je ne trouve pas ces attitudes "sangsuesques" appropriées à un tel voyage.
Comme dirait la machine à café... Beuuuuuuuuuuuuaaaaaaaaahh...

:: Asthenie 7/06/2004 10:47:00 AM [+] ::
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:: mercredi, juin 30, 2004 ::

Les cigognes...


Demain matin, nous partons pour un week-end prolongé en Alsace... Deux bons gros mini-bus de neuf personnes nous y emmèneront. Ca donne envie de conduire...
Ce sera la première fois que nous serons si peu nombreux, que nous serons ainsi répartis dans deux véhicules différents. Finalement, c'est mieux qu'un bus de cinquante places pour dix-neuf personnes...
J'ai à la fois envie d'y aller et la volonté de vouloir rester ici. J'ai peur de m'énerver sur ce petit couple à deux balles, là-bas, et de faire face à un "je m'imposisme" (néologisme de mon cru) agaçant...
On verra.

:: Asthenie 6/30/2004 11:54:00 PM [+] ::
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:: samedi, juin 26, 2004 ::

Mais tu es pure, et tu viens d'une étoile...


Au revoir, Sophie.


:: Asthenie 6/26/2004 08:13:00 PM [+] ::
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:: mercredi, juin 23, 2004 ::

Tu resteras...


Samedi matin, deux enterrements auront lieu. Tous deux me touchent fort.
Et la douleur ressentie ne me fait aucun cadeau: je dois "choisir" auquel j'assisterai. Comment la vie peut-elle être si cruelle? Comme peut-elle nous enlever une jeune fille de dix-sept ans? Comment accepter cette loi des séries au sein de notre chorale?
Je t'ai connue bébé, enfant, adolescente, jeune femme. Tu resteras longtemps dans ma mémoire.
Je t'ai connu comme un grand oncle qui jouait un peu le grand-père. Tu était toujours attentif, intéressé, rassurant. Tu resteras longtemps dans ma mémoire.
Je ne parviens pas encore à réaliser l'ampleur de ces drames. J'ai mal, c'est diffus, et je pense aux personnes qui sont effondrées suite à ces décès. J'ai mal en les voyant, j'ai mal de les voir souffrir.

:: Asthenie 6/23/2004 11:08:00 PM [+] ::
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:: samedi, juin 19, 2004 ::

Ich bin Friseuuuur!


Elle est venue exercer son métier... Mais il était difficile de rire et de se détendre, tant la présence de cette jeune fille à l'hôpital était prégnante...
Soirée mexicaine ce soir, à laquelle je n'ai aucune envie de participer... Mais bon. Il faut se forcer, parfois.
C'est marrant et touchant à la fois: ce matin, dans mon bain, j'ai crié au secours pour signaler à ma mère qu'elle devait attendre avant de prendre de l'eau à son tour. Pourquoi? Parce que l'eau chaude ne va qu'à un endroit à la fois... Donc je me suis pris une douche glacée, soudainement. A mon cri, mon frère s'est précipité et a frappé à la porte de la salle de bains, pour s'assurer que j'allais bien...
Ca m'a vraiment touchée...

:: Asthenie 6/19/2004 07:05:00 PM [+] ::
...
:: mardi, juin 15, 2004 ::

Turn the lights off...


En rentrant de notre verre du lundi, quelle ne fut pas notre surprise de cheminer jusqu'à nos kots respectifs... dans le noir le plus complet. Panne d'éclairage public, sans doute. Jamais la nuit ne m'a parue si noire et si envoûtante qu'en ces moments où je marchais à l'aveuglette...
Je suis à la recherche d'un peu de sérénité...
Je suis angoissée par les comas, les morts potentielles, les mémoires rendus et ceux qui n'avancent que trop lentement, les manques de tendresse, les relations "Walt Disney" qui se nouent si rapidement, les douloureuses blessures du passé, les gens qu'on ne peut pas oublier...
Tout ce qui fait mal.

:: Asthenie 6/15/2004 09:11:00 PM [+] ::
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:: vendredi, juin 11, 2004 ::

Soufflée...


Et pas au Grand Marnier.
J'ai rarement vu quelqu'un avoir autant de culot. J'ai rarement vu une jeune fille être aussi gamine, et se faire passer à un tel point pour une "grande" qu'elle est loin d'incarner. Je n'ai jamais vu que sous prétexte de sortir avec l'un des membres, on s'invite de cette façon, sans rien demander, à participer à la réunion de comité.
Je trouve cela...
Trop.
C'était le détail de trop.

:: Asthenie 6/11/2004 11:39:00 PM [+] ::
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:: mardi, juin 08, 2004 ::

Même les pigeons prennent une douche après l'amour.


Et même si ça a l'air surprenant, ça n'en reste pas moins vrai.
Je sais que tu es avec quelqu'un. C'est ce que j'attendais d'apprendre. Même si rien n'a été dit, l'année passée, à la même époque. Même si je reste avec mes questions. Même si aujourd'hui, je suis sûre de savoir, pouvoir et vouloir vivre sans toi. Ce que je n'ai pas toujours pensé, j'en conviens.
Avec le temps, va, tout s'en va, chantait-il. Et il avait raison. Tu t'en vas de plus en plus, hors de ma tête et de mes souvenirs.
Je te laisse. Une autre vie m'attend... Une vie où je ne t'attendrai plus.

:: Asthenie 6/08/2004 09:00:00 PM [+] ::
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:: mercredi, juin 02, 2004 ::

Merci Frisoni.


Nous avons été dîner avec nos trois superviseurs, hier midi. Cinq heures de train pour deux heures de bonheur avec eux autour d'une table colorée, un soleil radieux et un vent léger qui passait par les grandes fenêtres ouvertes. Et des anecdotes concernant leurs études... Et la douloureuse réalité de la différence d'âge. Après tout... un couple s'est formé dans mon entourage: 18-28 ans. N'est-ce pas plus choquant encore que 23-34 ans? De toute façon...
Mais quand je vois ses yeux... Je suis... Quand j'entends sa voix... ? Non, pas cette foutue chanson...
Tous, on se détend. Et c'est rageant de toujours se dire que c'est parce que c'est la fin. Ils nous ont fait la bise, et les regarder entrer au Centre... sans nous... Un petit pincement au coeur, quand même.
Je sais qu'il est d'un autre monde, je sais que c'est peut-être simplement une construction de mon esprit, mais merde... J'aimerais le revoir.
Et là, conflit entre mon Moi et mon Surmoi. Et mon Ca qui s'en même aussi. C'est sûr, je suis une bonne névrosée.

:: Asthenie 6/02/2004 09:27:00 AM [+] ::
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:: dimanche, mai 30, 2004 ::

Back on earth.


J'ai terminé mon stage...
Vendredi, j'ai pu dire au revoir (et pas adieu), merci (et pas merci mille fois), et bonne route (et pas belle vie) à toutes ces personnes qui m'ont accueillie, m'ont fait confiance et m'ont permis de partager des moments d'intense humanité.
Ils vont tous me manquer... Et je ramène avec moi un petit morceau de nappe, sur lequel une patiente s'est appliquée à nous dessiner dans des coeurs, à nous mettre des paroles d'encouragements, et à clôturer son oeuvre avec un touchant "Dans notre coeur, vous resterez". Lorsque j'ai vu cette phrase, j'ai dû m'éloigner de la table. C'était de trop. C'était le petit truc qui allait ouvrir la vanne, là-haut, du côté des réserves lacrymales. J'ai été touchée comme peu de fois dans ma vie. Et ce sont ces moments qui nous font penser, parfois, que la vie prend son sens.
C'est un peu décousu, brouillon... A l'instar de mes sentiments aujourd'hui encore.
Mardi, nous irons, les trois stagiaires psys, manger avec nos trois superviseurs psys... Pour un dernier petit moment informel qui s'annonce très sympathique.
Que ferai-je de mes rêves, de mes émotions, de mes fantasmes, lorsque je ne le verrai plus? Je les rangerai au placard en attendant le retour d'un homme que j'aime?

:: Asthenie 5/30/2004 12:32:00 AM [+] ::
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:: mardi, mai 25, 2004 ::

Et notre petit-déjeuner...


J'étais pleine de bonnes intentions, ce week-end. Je voulais clôturer mon rapport de stage. Et puis le sort en a décidé autrement. Ma mère m'a traînée dans les magasins pour me trouver quelque chose de correct à me mettre pour la soirée qui s'annonçait, à savoir... La fête du Maitrank. Mon dieu. Mon frère, pour sa part, m'a traînée avec lui à ces fameuses festivités bibitives nocturnes... En compagnie de toute une bande de ses copains. Que, pour la plupart, je n'avais vus que deux ou trois fois.
Eh ben j'ai adoré. Heureusement, d'ailleurs, qu'ils étaient là. Un petit couple s'est formé trèèès récemment, qui me perturbe un peu. Je me suis retrouvée à côté de ce duo insolite pendant quelques temps, et ça me bouffait légèrement. Quand ils sont partis, j'ai parlé plus librement aux amis de mon frère, qui malgré la différence d'âge et mon statut de "petite soeur" (que je suis la seule, a priori, à prendre en compte), m'ont tout à fait accueillie... Et c'est terrible ce que ça m'a touché. L'un s'appuye à côté de moi, l'autre me parle de ses malheurs, l'autre encore me complimente sur mon sourire et mon affabilité, pendant qu'un autre veut me retenir à tout prix lorsque je dis que je pars... et n'hésite pas à m'enlacer pour m'empêcher de bouger. Un autre qui prend le relai...
Je pense que cela faisait des mois, mais alors de longs mois, que personne ne s'était intéressé à moi de cette façon, n'avait pris du temps pour me parler, ne m'avait même touchée physiquement. Même si ce n'était qu'un bras autour des épaules, ou des mains autour des hanches. Je me suis sentie vivante, et cela pour la première depuis plus d'un an...
Et vraiment... Je le répète, je me suis sentie vivante. Tous ces éléments, ces événements, m'ont permis de réaliser que tout n'est pas fini. Que ni mon coeur, ni mon corps, ne sont irrémédiablement "gelés". Que je peux espérer ressentir encore des émotions, des sentiments, des espoirs, des choses qui permettent de respirer...
Ils me manquent déjà, eux, leur gentillesse, leur sympathie, et leur tolérance...

:: Asthenie 5/25/2004 09:40:00 PM [+] ::
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:: mardi, mai 18, 2004 ::

Evaluation...


Ca sent la fin.
Dans quelques jours, je prendrai l'apéro jus de fruits - coca avec mes deux comparses, tous les membres de l'équipe, et tous les patients...
Et ça fait mal. Mal d'avoir partagé un bout de vie de ces gens, mal de maintenant les laisser à leur sort. Mal d'en avoir su beaucoup sur eux sans pouvoir les suivre plus longtemps. Mal aussi de quitter ces psys, infirmières, ergothérapeutes, kinés, qui nous ont accueillies au sein de cette institution. Mal de quitter... mon superviseur?
Je sais que c'est ridicule... Mais j'avais beaucoup de sentiments /émotions /sympathie /ressentis /tendresse pour lui (Barrer la mention inutile... Comment ça, il n'y en a pas?!).
Et puis merde, même s'il est dans la position du superviseur et moi celle de l'étudiante stagiaire... On peut bien rêver un peu, non? Et puis ça ne se commande pas. Et remerde, j'avais besoin de me permettre à nouveau de ressentir des choses. C'est peut-être le moment, et ce n'est peut-être pas innocent que justement, ce que je ressens s'arrête sur un type inaccessible, à tous les points de vue. Divorcé, deux enfants, 34 ans, psy et superviseur... Tout pour que ça marche, quoi.
Je le fais sans doute exprès. Ca me met à l'abri.
C'est... dommage.
Et puis c't'homme-là... Il va vraiment me manquer.

:: Asthenie 5/18/2004 10:13:00 PM [+] ::
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:: jeudi, mai 13, 2004 ::

Les Nuits du Botanique...


Comment dire?
J'avais déjà prévu mon retour via le tram, aux alentours de 23h30, si je ne me sentais pas bien noyée dans cette foule, ou si mon manque d'intérêt se faisait sentir...
Résultat: après 4h30 de concert non stop, debout, je me suis retrouvée au lit à 2 heures du matin avec des images plein la tête, des sensations agréables dans mon estomac, et des oreilles qui bourdonnent... Mais au diable les réactions de mon corps!
J'ai fait un bout de chemin, hier soir. J'ai tenté le coup. J'ai fait plaisir à des gens, en arrivant dans un festival de concerts dont je ne connaissais qu'une chanson par-ci, par-là des différents groupes. J'ai accepté la proximité humaine, la moiteur, le collé-serré, les gens agressifs et les autres "trop" sympas. J'ai tenu le coup malgré mon angoisse des foules. J'ai été forcée de faire le deuil de la promesse que je m'étais faite, lorsque j'avais seize ans, à savoir: que mon premier concert en salle serait celui de Noir Désir. J'ai dépassé tout cela, et j'ai même pris beaucoup de plaisir à être là, à écouter tous ces groupes... Légèrement agacée par Starving, étonnée par Chloé de Trèfle, amusée par Sharko (un Arlonais!), envoûtée par Marc Huygens et ses musiciens, "séduite" par Ghinzu (leur musique, par leur grande gueule...).
Quand c'est qu'on y retourne?

:: Asthenie 5/13/2004 09:06:00 PM [+] ::
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:: samedi, mai 08, 2004 ::

Words are meaningless...


Pourquoi vouloir toujours "en parler"?
Pourquoi mon malaise ne peut-il pas s'exprimer, tout simplement? Se dire, sans besoin d'être justifié?
D'où vient cette perpétuelle envie de dialogue, de mettre des mots, de mettre tout à plat, de torturer tous nos ressentis en essayant de les traduire en des unités si arbitraires que sont les mots?
Ne peut-on pas vivre ce que l'on a à vivre, tout simplement?

:: Asthenie 5/08/2004 10:28:00 PM [+] ::
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:: mercredi, mai 05, 2004 ::

Heartquake...


Voilà, mail envoyé. Où j'explique mon malaise face à cette situation délicate qui me pose question, et ce retrait qui en découle. A quand la réponse? Et de quelle nature sera-t-elle? Sera-t-elle seulement à la hauteur de mes espérances, c'est-à-dire, aura-t-elle réellement le statut de "réponse"? Les chemins détournés existent pour que l'homme puisse s'en servir... Certains ont plus d'habileté pour les manier que d'autres.
Soit...
On verra.

:: Asthenie 5/05/2004 09:30:00 PM [+] ::
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:: samedi, mai 01, 2004 ::

Cette fameuse carte...


Je ne l'ai jamais envoyée. Par crainte, peut-être... D'une réaction. C'est vrai qu'elle était fort... stimulante.
J'ai envie d'avoir de ses nouvelles, parfois. Je me demande s'il va bien. S'il vit toujours au même endroit. S'il a acheté ses tentures. S'il bosse toujours autant. S'il se sent bien dans sa vie.
Mais je ne peux avoir aucune réponse à toutes ces questions... Et même le pourquoi de cet état de fait, je ne le connais pas. N'est-ce pas complètement insensé?
De moins en moins, mais... il me manque parfois.

:: Asthenie 5/01/2004 07:51:00 PM [+] ::
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:: mardi, avril 27, 2004 ::

I.L.Y.


Ca y est, ils se sont déclarés, via Msn... Mais ne se sont pas vus depuis. Et vu qu'il est parti pour trois semaines en voyage professionnel...
Et il m'écrit une tartine en commençant, inhabituellement par "ma chère biiip"?
Mais bon sang, samedi soir, il n'avait aucune attention à son égard, il ne la regardait pas, ne lui parlait pas, ne la défendait pas contre les personnes qui la chambraient... Et là maintenant elle lui dit qu'elle l'aime par initiales, il répond "me too", et ça y est, l'affaire est dans le sac?
J'ai vraiment mal au coeur. Mal au ventre. Mal aux poumons. Mal à mon espoir. Mal à mes efforts. Mal à mes sentiments. Mal partout, et mal aux yeux tellement les larmes refoulées me brûlent...
Et le pire...
C'est que je ne sais même pas pourquoi.

:: Asthenie 4/27/2004 10:28:00 PM [+] ::
...
:: dimanche, avril 25, 2004 ::

Y'en a marre.


La crise typique du dimanche se déclenche. J'ai envie de me barrer d'ici. De prendre le premier train qui arrive, de m'aérer la tête, de ne pas devoir supporter ces crises d'humeur qui ne valent rien sinon plomber l'ambiance de la maison.
Marre de tout cela.
Rester à Bruxelles... Je suis mieux seule, finalement. Bien mieux...

:: Asthenie 4/25/2004 02:33:00 PM [+] ::
...
:: mercredi, avril 21, 2004 ::

Journée de merde.


Et je pèse mes mots.
Hier, ça a déjà commencé... Arrêt de mon bénévolat. Adieux (provisoires?) déchirants. Je craque complètement dans ce petit bureau, presqu'à la cave, dans lequel je me sentais si bien. J'ai mal au coeur de me dire que je ne verrai plus cet homme-là, qui m'écoute et me parle comme jamais on ne m'a parlé quand j'étais mal. J'ai mal de le décevoir, de le quitter, de faillir à mon engagement, pourtant il me rassure et m'offre sa vision des choses, bien plus rassurante. Le soir, j'apprends qu'un ami proche, que j'essayais de joindre depuis des jours, est casé avec une femme qui a l'air de l'épanouir comme jamais, qu'il s'est fait voler son gsm, qu'il vit chez elle et que donc, je ne peux même plus le contacter. Un ancien... "camarade" me fait du rentre-dedans à deux francs cinquante, parce que sans doute, il a envie de tirer son coup. C'est valorisant.
Du coup, moral à plat aujourd'hui. Ironie du sort, on parle de bénévolat au groupe paroles de mon stage. Mon rendez-vous d'admission ne vient pas. Mon superviseur me blesse sans le vouloir, essaye de rattraper le coup pour ne pas que je me sente mal, mais rate son coup (normal vu mon état). Et le coup fatal: un type qui était à deux doigts de me faire croire à nouveau en l'amour, va se faire mettre le grappin dessus vendredi par une personne que je connais également. Cette dernière me raconte ce qu'ils ont déjà fait ensemble, les petits surnoms doux qu'ils se donnent sur le net, son intention de faire le pas vendredi, et va jusqu'à me demander conseil... Quelle ironie...
N'empêche.
Tout cela fait sacrément mal... Et je me sens à nouveau prête à m'effondrer au prochain coup du sort.

:: Asthenie 4/21/2004 10:30:00 PM [+] ::
...
:: mercredi, avril 14, 2004 ::

Under (de)construction...


Des choses s'effondrent, des souvenirs reviennent et me démolissent, des gens partent, me quittent, meurent...
Et je parviens malgré tout à rester à flot. Bien sûr, cela ne s'est pas fait tout seul... Hier soir j'étais devant une impasse... Et j'ai donc pris une décision. Je vais lâcher du lest. Je vais abandonner (temporairement?) mon cornet de téléphone... Je vais laisser à d'autres la patience de répondre à la détresse de tous ces gens... Ca m'en est de devoir partir, mais vraiment... Je ne vois plus comment tenir le coup autrement.
J'irai mardi faire mes adieux à celui qui m'a pourtant si bien accueillie et si souvent soutenue...
Je déteste les adieux.

:: Asthenie 4/14/2004 10:38:00 PM [+] ::
...
:: mardi, avril 06, 2004 ::

Toujours ces ratés...


Sur les cassettes et les CDs...
Demain, je suis de cuisine.

:: Asthenie 4/06/2004 08:39:00 PM [+] ::
...
:: dimanche, avril 04, 2004 ::

Une fois que c'est fait...


Une fois qu'un membre de la fratrie, dans une famille donnée, a fait une TS, il n'est plus possible aux autres d'en faire, sous peine de se faire traiter de petit égoïste, de jaloux. A moins bien sûr de ne pas se rater.
Eh bien j'espère que je ne me raterai pas.

:: Asthenie 4/04/2004 09:57:00 PM [+] ::
...

In my mind...


Je renonce à réécrire ce fameux post. Un connard m'a raflé le pare-choc (qui est peint, et non en plastique apparent), et je déplore le manque de responsabilité civique de ce genre de "citoyen". Go to hell! Voilà le post résumé en deux lignes.
Hier soir, Mr S est venu avec nous et la famille G au resto... Mon frère installait le PC chez la dite famille... Pendant que Mr S nous rendait visite pour diverses raisons. Il s'est proposé de m'accompagner pour aller faire le plein... Ca n'a l'air de rien, mais cet événement m'a tout de même stressée... Il fait partie des personnes que je ne supporterais pas de décevoir. Etrangement. Je l'ai accompagné dans sa voiture pour aller au resto, et nous nous sommes retrouvés face à face à table. Très bonne soirée. Il me semblait plus calme, je ne sais pas comment dire... Moins sur la défensive. Est-ce parce qu'il n'y avait personne pour relancer une certaine rivalité masculine? Je ne sais pas... Quoi qu'il en soit, j'avais une terrible envie, en sortant, de me blottir dans ses bras (j'avais omis de prendre une veste), mais... Pour quelle raison? J'ai rêvé qu'on sortait ensemble, cette nuit. Ce n'était pas déplaisant. Mais tout de même... Mes sentiments ressemblent à une toile abstraite...!

:: Asthenie 4/04/2004 12:34:00 PM [+] ::
...
:: vendredi, avril 02, 2004 ::

Gnnnnnnnnnnn...


A cause de cette connexion de merde, le post que je viens d'écrire a disparu sans être ni sauvé, ni publié... J'enrage!
Ce sera donc pour demain. Parce que là je risque de revivre la même frustration une seconde fois.

:: Asthenie 4/02/2004 10:36:00 PM [+] ::
...
:: mardi, mars 30, 2004 ::

Mad full of sense.


J'ai croisé un doux fou, dans la rue, lorsque je me promenais avec ma couronne de lierre... Il l'a vue, m'a abordée, et m'a dit simplement:" Ohhhh, le lierre... Fidélité!", tout en agitant son index et en me souriant. Ca n'a l'air de rien. "Mais il m'a réchauffé le coeur", dirait Brassens. On ne fait que trop rarement des rencontres aussi surprenantes...

:: Asthenie 3/30/2004 10:43:00 PM [+] ::
...
:: lundi, mars 29, 2004 ::

Broken wings...


Je pensais qu'à son retour, je m'envolerais bien vite. Je retrouverais ces premiers émois. Je me ferais une joie de le découvrir là, en chair et en os. Mais... non. Ce ne fut pas le cas. J'étais fatiguée, oui... Mais la fatigue empêche-t-elle réellement les émois de survenir? J'aimerais le croire...
Peut-être son absence m'a fait trop réfléchir... Peut-être mon réalisme du moment a tout gâché... Peut-être cette histoire floue avec miss E m'a complètement bloquée... Peut-être suis-je déçue... Peut-être une autre personne dans la pièce retenait toute mon attention, et me touchait par sa douceur, sa gentillesse et son savoir-vivre...
Je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, je ne me sens pas amoureuse... Je ne me sens plus amoureuse... Du moins je ne sens même plus les quelques papillons timides qui étaient arrivés discrètement il y a quelques temps...
Et je me sens quelque peu vide...

:: Asthenie 3/29/2004 10:22:00 PM [+] ::
...
:: mercredi, mars 24, 2004 ::

Cuisine empoisonnée.


J'étais de cuisine, aujourd'hui... Première fois. Déjà que faire à manger aux autres, pour moi, c'est important, mais alors faire à manger pour 42 personnes... Imaginez.
Manque de pot: il y a eu des difficultés imprévues. Nous étions quatre à ne pas avoir de pâtes, car la personne qui les servait a été trop généreuse au début. Résultat: des gens qui râlent, d'autres qui bouillonnent, d'autres qui essayent de ménager la chèvre et le choux...
Et mon superviseur qui se pointe pour me signifier qu'il est là, me demander si ça va, me donner des conseils pour les spaghettis... Pour un Sicilien... Logique...? De quoi? De donner des conseils sur les spaghettis ou de me signifier qu'il est là?
Il n'empêche que je me suis pris la colère des patients en pleine face, après cela... Et jusqu'à la fin de la journée. Et que malgré le sang-froid que j'essayais de conserver vaille que vaille, je me sentais très, très mal. Pourquoi? Parce que je me sentais responsable? Parce que j'étais épuisée? Parce que je n'aime pas les conflits? Parce que j'ai mal au coeur que cette patiente soit malmenée par les autres? Parce que trop, c'est trop?
J'en sais rien... Mais il fallait que je me laisse aller... Et je ne m'en suis pas donné le droit.

:: Asthenie 3/24/2004 09:01:00 PM [+] ::
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:: jeudi, mars 18, 2004 ::

Après le vieil homme et la mer...


La jeune fille et l'atomium...
J'ai été au cinéma tout à l'heure, seule, en fin d'après-midi... J'avais un ticket gratuit. Ca m'a permis d'aller voir Podium. Je pensais que c'était plus comédie que dramatique, mais in fine, c'est plutôt dramatique que comédie... Tant mieux! C'est plus prenant, plus poignant...
Parallèlement à cela, lorsque je suis arrivée au Heysel, je me faisais des réflexions très étranges. Je suis une fille "banale", dans le sens où je ne suis ni ceci, ni cela. Ni brune, ni blonde; ni grosse, ni maigre; ni conne, ni douée; ni riche, ni pauvre; ni belle, ni moche; ni extravertie, ni introvertie; ni asociale, ni "rentre-dedans"; ni drôle, ni pincée; ni chic, ni grunge; ni très femme, ni garçon manqué;... Et tout cela à l'infini...
C'est pour ces raisons que je suis seule? Personne ne remarque une fille banale...

:: Asthenie 3/18/2004 10:09:00 PM [+] ::
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:: lundi, mars 15, 2004 ::

My inspiration has run dry.


Ce sera pour une prochaine fois...
Ou pour plus tard?

:: Asthenie 3/15/2004 01:00:00 AM [+] ::
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:: mercredi, mars 10, 2004 ::

Surprise bloguienne...


Je suis morte de rire.
Je viens d'aller voir, pour l'année écoulée, les mots-clés entrés dans les moteurs de recherche, qui ont mené les internautes, vous et d'autres, sur ce blog... Accrochez-vous: "asthenie", "asthénie", "cramoisi blog", "blog sexe", "blog,souffrance, elle", "miss unif 2003", "coup de gueule parle pas pour pas avoir l'air idiote", "werchter", "position de la cuillère", "24h francorchamps 2003", "cartes d'au revoir", "concert counting crows", "guindaille soft 1", "francorchamps+2003+24h+resultat", "blog", "petzouilles", "message subliminal disney".
C'est hilarant, je trouve... Il n'empêche que le dernier est quand même celui qui m'impressionne le plus... Ou peut-être "position de la cuillère"? Aurais-je blogué quelque chose de proche durant des crises de somnambulisme?

:: Asthenie 3/10/2004 05:55:00 PM [+] ::
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:: dimanche, mars 07, 2004 ::

I would be lost without you... (Skin)


Il relativise encore une fois ses dires, ses actes... Et il n'évite pas mes perches... Est-ce ce genre d'homme qui, à chaque femme, tient un discours qui semble être intéressé, tout en ne l'étant que peu? Ou ne sait-il pas encore lui non plus ce qui se trame dans ses sentiments?
Je devrais épouser l'homme du stage et basta.
Si tout était si simple...

:: Asthenie 3/07/2004 10:54:00 PM [+] ::
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:: samedi, mars 06, 2004 ::

On ne peut pas gagner le duel à chaque fois...


La dernière fois, c'est vers moi que cet homme convoité s'est tourné. Et je l'ai envoyé promener. Malgré mon envie d'aimer, d'être un peu aimée. Premier duel. Voici donc le second homme qui semble ne pas nous laisser indifférentes, toutes les deux.
Aujourd'hui, alors que précisément, des sentiments pointent leur nez, faiblement, il se tourne vers elle... mais s'en défend lorsque je lui en parle à demi-mots. Quel sens cela a?
Joue-t-il? A quoi? A en berner une à l'avantage de l'autre? Ou nous berner toutes les deux? Je ne suis pas amère, même si mes paroles en donnent l'impression... C'est juste que je suis tellement surprise par ce que j'ai lu aujourd'hui... que je ne sais plus trop quoi penser ni comment l'exprimer.
Je suis un peu perdue... Et encore une fois, c'est un euphémisme...

:: Asthenie 3/06/2004 11:08:00 PM [+] ::
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:: jeudi, mars 04, 2004 ::

Expérience morbide...


Savez-vous ce que c'est de descendre du huitième étage au deuxième sous-sol, dans un ascenseur d'hôpital, accompagné d'un infirmier et d'un grand brancard recouvert de cuir? Eh bien je vous le dis: c'est perturbant. Descendre vers la morgue, à côté d'un mort récent qui s'en va rejoindre un sous-sol froid...
C'est perturbant, je le dis encore.

:: Asthenie 3/04/2004 06:40:00 PM [+] ::
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:: mercredi, mars 03, 2004 ::

Words are... meaningless...


Alors pourquoi me suis-je sentie mal, lorsqu'il a prononcé les mots "je t'aime", pour me rappeler comme il était romantique de les dire en luxembourgeois? Pourquoi n'ai-je pas pu lui dire ces mots en le regardant dans les yeux, pourquoi n'ai-je pu en rire et le répéter qu'en regardant le mur en face de moi?
Ces rêves que j'ai fait de lui me perturbent plus que je ne l'aurais pensé... Et puis... Soyons réalistes... Il a beaucoup de points communs avec l'homme dont je... rêve? L'homme qui me fait baisser ma garde, en tout cas...
Et ce n'est pas très professionnel de ressentir cette gêne, voire ces pulsions, de visualiser des scènes tendres lorsque je lui parle, de l'imaginer me prenant dans ses bras, ou de rêver à un moment où je pourrais me sentir assez en confiance que pour déconner avec lui dans une relation autre que purement professionnelle...
N'est-ce pas?
Le corps a ses raisons que la raison ignore...

:: Asthenie 3/03/2004 10:24:00 PM [+] ::
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:: mardi, mars 02, 2004 ::

En vrac.


Je me suis souvenue ce soir, que lorsque j'étais ado, je trouvais des excuses pour me rendre au secrétariat de l'école, et dès que les profs ou les pions présents dans la salle tournaient le dos, je piquais les listes des étudiants des différentes classes de mon année, pour savoir leurs dates de naissance... Rien de bien méchant... Mais ces souvenirs sont ternis aujourd'hui, notamment en raison du battage médiatique du procès de Dutroux. Ils sont entrés dans mon école... Ces connards de journalistes n'ont rien de mieux à faire que de salir les murs de l'établissement qui m'a accueillie pendant douze ans, à coups de projecteurs, de caméras, de fils, de micros, de questions indiscrètes, de voyeurisme inqualifiable... Arlon, l'ISMA, le Cerf Brâmant, ne peuvent-ils pas se faire connaître par leur notoriété propre? Faut-il absolument entendre "Dutroux-city", comme dit hier aux infos, pour réaliser qu'Arlon existe, n'est pas une ville fantôme, et se trouve même en Belgique? Dois-je préciser à certains Belges qui auraient perdu la mémoire, que beaucoup d'entre eux pensaient qu'Arlon était en France??? Dois-je rappeler que la Lorraine belge existe, qu'Arlon en fait partie, et que cela ne signifie pas que ce coin est le trou du cul du monde??? Je suis dépassée par ce viol télévisuel dont les journalistes se rendent coupables... Mais bien évidemment, l'audimat est un argument bien plus percutant, qu'un simple avis outré d'une habitante dépossédée...
A côté de cela... Il part demain, et il va me manquer, c't'homme-là.

:: Asthenie 3/02/2004 09:32:00 PM [+] ::
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:: dimanche, février 29, 2004 ::

Fucking sunday...


Je me sens mal, et je ne sais pas dire pourquoi.
Et ça m'énerve. Vraiment. Ca me fait enrager. Ca me met dans un état de nerfs que je ne peux pas calmer par ma simple volonté, ça me donne une terrible envie d'être ailleurs. C'est insupportable.

:: Asthenie 2/29/2004 03:05:00 PM [+] ::
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:: jeudi, février 26, 2004 ::

Tu avais dit que tu passerais peut-être...


... me dire si j'ai pu m'endormir la première, pour profiter des bras de Morphée, et t'offrir les miens en guise de consolation?

:: Asthenie 2/26/2004 11:14:00 PM [+] ::
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:: mardi, février 24, 2004 ::

Bêtise humaine...


Je ne sais pas si ce sont mes études... ou si j'avais déjà une sensibilité particulière au départ...
Mais aujourd'hui, suite à un échange houleux de sms, j'ai définitivement perdu un... copain, ami? Je ne sais plus trop. Ancien ami, certainement. Et pourquoi? Parce que c'est drôle, mais avec lui, je vois directement où se placent les entourloupes dans lesquelles il veut me plonger. Je lis en lui. Je repère ses manigances maladroites pour m'appâter, pour m'emmener sur la voie qu'il désire suivre. Et ça me fout en rogne. Parce que soit il s'y prend très mal, soit il s'y prend d'une manière que je décode aisément. Et donc ça ne fonctionne pas. Et donc je lui renvoie. Et donc... Ben il s'énerve à son tour, me balance des trucs phénoménaux, et me dit adieu. Et à mon message lui demandant s'il n'avait toujours pas compris que c'était à cause de ce genre de comportement qu'il se retrouvait souvent si isolé, je n'ai toujours pas reçu de réponse...
Le pire... C'est que je déteste ces moments où je sais avoir pointé quelque chose de douloureux, et que pourtant, je ne regrette pas de l'avoir fait...

:: Asthenie 2/24/2004 11:18:00 PM [+] ::
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:: lundi, février 23, 2004 ::

All I ever wanted... (Depeche Mode)


J'ai pensé à lui toute la journée... A me demander pourquoi il revenait dans mes songes. A me demander si oui, si non. A me demander qui il était vraiment. A me demander si j'avais des sentiments pour lui...
A me demander pourquoi, après un an, je semblais revivre certains émois que je pensais pourtant ne plus jamais pouvoir ressentir... Ce bourdonnement sourd... Ce moment qui précède une explosion... Ces fourmillements agréables... Je ne pensais pas que cela pouvait exister encore.
Peut-être n'est-ce qu'une illusion, qui vient cruellement me rappeler que je suis passée à côté de l'amour de ma vie?

:: Asthenie 2/23/2004 09:04:00 PM [+] ::
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:: dimanche, février 22, 2004 ::

Situation délicate...


Hier soir, il était prévu que je fasse à manger pour mes parents et un ami, avec lequel je devais aller au cinéma par après. Et surprise... Visite impromptue (ou presque, selon lui?) d'une autre personne. Lorsque l'on considère que cette dernière personne est un ex-futur, et la première, une personne potentiellement trèèèès intéressante, eh bien... On se sent vraiment très mal. Et on s'énerve en silence. Et on fait bouillir sa sauce tomate en lui donnant de violents tours de spatule... Et on ne dupe personne avec son langage non verbal.
Ni soi-même, d'ailleurs. J'ai pris conscience au cours de la soirée, que je tentais désespérément d'être proche et complice avec l'invité, pour prouver à l'intrus que le territoire était désormais occupé par un ennemi...
Ne suis-je moi aussi qu'un animal en quête d'un nid douillet et d'une descendance?

:: Asthenie 2/22/2004 10:30:00 PM [+] ::
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:: jeudi, février 19, 2004 ::

Blague d'un médecin qui ravit ses patients par sa bonne humeur.


"Aujourd'hui, j'ai deux nouvelles à vous annoncer: une bonne et une mauvaise. La bonne, c'est que vous n'avez plus que vingt-quatre heures à vivre. La mauvaise... C'est que j'ai oublié de vous le dire hier".
Vous trouvez ça horrible? Moi aussi. Mais j'ai révisé mon jugement quand j'ai vu tous ses patients revenir vers nous avec le sourire aux lèvres et un contentement visible non négligeable.
Comme quoi... Les médecins qui rigolent un peu trop valent sans doute mieux que ceux qui la jouent dramatique...

:: Asthenie 2/19/2004 09:29:00 PM [+] ::
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:: mercredi, février 18, 2004 ::

Confiance... Un mot que je connais sans le vivre...


J'ai pu mener une activité seule, aujourd'hui. Oh, elle n'était vraiment pas bien compliquée... Il n'empêche que la confiance que me témoigne mon superviseur me touche, et me pousse à m'autonomiser bien vite. Je suis déjà estomaquée de voir à quel point mon adaptation dans ce second stage s'est faite rapidement...!
Je me sens bien là-bas. Je ne pensais pas être si sereine.
Ca fait du bien de prendre autant d'assurance...

:: Asthenie 2/18/2004 10:03:00 PM [+] ::
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:: mardi, février 17, 2004 ::

Breakpoint.


Je l'ai eue au téléphone, ce soir, à l'occasion de ma garde... Plusieurs fois. Malgré ma rapidité, elle a eu le temps de dire des choses qui font mal à la répondante humaine que je suis.
Alors j'ai fait une pause. Et j'ai craqué.
Fin de journée, fatigue, tension... Beaucoup d'éléments entrent en compte.
Heureusement que passait par là une des bonnes âmes réconfortantes et apaisantes de ce lieu...

:: Asthenie 2/17/2004 07:28:00 PM [+] ::
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:: lundi, février 16, 2004 ::

Un bête malentendu...


J'ai voulu charrier S., tantôt... Et il se fait que ma petite pique à vingt centimes a été prise au sérieux... Donc cinéma prévu samedi prochain avec lui.
Drôle, non?
Cette fois, je n'aurai pas de chaperon... Et... J'en voudrais un?
Est-ce que je suis assez à l'aise avec lui, finalement? Je n'en ai pas l'impression... Et c'est précisément cela qui m'inquiète.

:: Asthenie 2/16/2004 10:51:00 PM [+] ::
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:: dimanche, février 15, 2004 ::

Saint S.


Un cinéma avec mon frère et un ami, pour la Saint Valentin... Très agréable...
Que demande le peuple?
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Une nouvelle vient de tomber... Je pense que certaines soirées qu'il fait avec une autre fille me font un peu mal... Ca veut dire quoi, ça? C'est de la jalousie? Oui mais ça voudrait dire que j'ai des sentiments pour lui, ça, non?
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Nooooooon...

:: Asthenie 2/15/2004 06:53:00 PM [+] ::
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:: mercredi, février 11, 2004 ::

Paradoxe.


Je n'ai rien à dire...
Mais je le dis quand même.

:: Asthenie 2/11/2004 06:45:00 PM [+] ::
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:: mardi, février 03, 2004 ::

Jeu de rôle.


Ce n'est pas facile de faire un jeu de rôle avec un homme avec lequel on est enfin autorisé à parler.
Incompréhensible, n'est-ce pas?
Mr N fait partie de la formation dont j'étais l'observatrice, et depuis hier soir, c'est terminé. Je sors de mon rôle d'observatrice. En termes clairs: après vingt-quatre heures de silence (pas en une fois, bien sûr), je peux enfin utiliser mes cordes vocales... Eh bien vous allez rire... Mais c'est loin d'être facile, d'oser se donner la parole avec des gens que vous n'avez vus qu'en vous taisant. On apprend certaines attitudes...
Bref, j'ai joué une femme qui hait les hommes en raison d'expériences douloureuses... Puis mon rôle se transformait en séductrice, pour piéger le répondant. Eh bien contre toute attente, je croyais en ce que je disais, lorsque je lui faisais part de mes ressentis vis-à-vis de lui. Il me semblait réellement être un homme bien.
Quand la fiction rejoint la réalité...

:: Asthenie 2/03/2004 03:05:00 PM [+] ::
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:: mercredi, janvier 28, 2004 ::

Un étranger dans la cité...


Un jeune homme qui vous jette de furtifs regards en attendant le tram... Qui monte à la même porte... Qui se place debout à côté de vous, et vous guette du coin de l'oeil... Qui descend sa main contre la votre, le long de la main courante... Qui reste à vos côtés durant ces trois arrêts, puis descend au même que vous... Et vous jette un dernier regard, allant dans la direction opposée à la votre...
N'est-ce pas dans ces simples mais intenses émotions que la vie trouve sa valeur?

:: Asthenie 1/28/2004 03:24:00 PM [+] ::
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:: mercredi, janvier 21, 2004 ::

La vie est étrange...


Hier soir, je me suis endormie avec une pensée étrange.
Si je m'étais suicidée hier soir, il aurait été trop tard pour me sauver. En ce sens que personne ne m'aurait découverte avant vendredi. Aujourd'hui, pas d'inquiétude. Demain, mon stage aurait été étonné, mais sans plus. Vendredi, l'assistante de mon maître de mémoire aurait pensé que j'avais oublié le rendez-vous. Et vendredi soir, mes parents auraient probablement donné l'alerte, ne me voyant pas rentrer à la maison.
Réussissez votre suicide: isolez-vous.

:: Asthenie 1/21/2004 09:15:00 PM [+] ::
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:: jeudi, janvier 15, 2004 ::

Maurice...


"Tu pousses le bouchon un peu trop loin".
Comme moi hier soir?
Mes propos étaient peut-être un peu... extrêmes.
Les poules qui ne pondent pas, on les envoie à la casserole... Sans jeu de mots fumant.

:: Asthenie 1/15/2004 03:14:00 PM [+] ::
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:: mercredi, janvier 14, 2004 ::

Envie de fraises...


Comment vivre le risque de ne jamais avoir d'enfants?
Comment se résigner à l'idée que pour avoir des enfants, pour faire le bonheur de la chair de sa chair, il faut d'abord aimer et être aimée d'une personne du sexe opposé? Comment quelque chose d'aussi beau que la vie d'un nouveau-né, peut-il être dépendant de tant et tant de "prérequis"?
Je ne suis pas folle... Je comprends parfaitement pourquoi, et comment.
Mais il n'empêche que...
Pour quelqu'un qui n'a plus la force d'aimer ni de souffrir, il est difficile de s'imaginer avoir des petites têtes blondes... Sans un goût amer en bouche, et des larmes plein les yeux.

:: Asthenie 1/14/2004 11:06:00 PM [+] ::
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:: vendredi, janvier 09, 2004 ::

Un rêve frappant...


J'ai fait deux rêves étranges... Dans lesquels se groupaient les mêmes personnes.
Dans l'un, nous étions tous en voiture et un accident tua deux d'entre nous. Mais je ne sais pas qui.
Dans le second...
J'étais en compagnie des personnes qui ont passé le Nouvel An avec moi, plus une autre à qui j'ai envoyé le premier et unique sms de bonne année.
Nous étions donc ensemble, et je prenais conscience de la bizarrerie des sentiments qui me liaient à eux. Je leur disais un à un quel type d'amour j'avais pour eux (et elle). J'ai commencé par M., lui disant qu'il était mon premier grand amour, platonique bien sûr, et qu'il était le premier à m'avoir fait perdre la tête et à m'avoir donné envie de mourir si je ne vivais pas avec lui. Ensuite, je me suis tournée vers C., lui disant qu'elle était l'amie avec laquelle j'ai partagé le plus de sentiments, de complicité, d'entente, d'amitié, d'amour. JF semblait tendu. Je lui ai dit qu'il était le premier amour physique qui ait spécialement compté pour moi, en raison de nos similitudes lorsque nous enlevons nos carapaces... A S., je lui ai dit - mais était-ce vraiment nécessaire? - que je l'aimais plus que tout, que les sentiments d'une soeur envers son frère ne pouvaient sans doute pas être plus forts que ceux que je ressentais pour lui. Et surprise... Je suis arrivée devant le dernier, S., et je lui ai dit que je sentais poindre des sentiments que j'avais pourtant décidé de ne plus jamais ressentir pour un homme... J'ai voulu lui dire que je l'aimais, mais j'ai senti qu'il était trop tôt, et j'ai vu que ce que je lui avais déjà dit le touchait sincèrement.
Ce que je ne m'explique pas... C'est que les deux personnes avec qui j'ai vécu une véritable relation, n'étaient pas de la partie... Pour la première je le comprends, car ce n'était sans doute pas de l'amour, mais pour la seconde...? Est-ce encore trop... Trop quoi?
Plus je pense à ce rêve... Et plus je m'étonne de l'étrangeté de ces liens d'amour... Et du fait qu'ils aient été présents le jour du réveillon...

:: Asthenie 1/09/2004 09:57:00 PM [+] ::
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:: mardi, janvier 06, 2004 ::

La nuance est importante...


On peut déprimer pour un petit copain ou une petite copine qui part pour quelques temps. Même si cela ne fait pas beaucoup de temps qu'on est ensemble.
On peut aussi déprimer pour un mémoire, pour un manque de reconnaissance, pour des reproches qui nous sont adressés sans raisons ni explications, pour des rancoeurs qu'on ne nous explique pas mais qu'on nous inflige, pour des pertes de proches, d'amis, pour des difficultés à se faire entendre, à être aidé, à trouver sa place; on peut devenir hypersensible, pleurant à chaque émotion qui surgit, on peut se sentir complètement perdu et dépassé par les événements. On peut avoir envie de mourir, tous les soirs en se couchant. On peut aussi se battre contre cela, par culpabilité vis-à-vis de ses proches.
Mais dans ce cas-là, n'est-ce pas plutôt de la dépression?
Eh bien il semblerait qu'on fait plus pour des gens déprimés que pour des gens dépressifs... Or ce sont ces derniers qui sont le plus en danger. Mais comme dit précédemment... Les gens tristes, les gens qui ont des difficultés à vivre, on préfère les laisser crever. Ils ne sont de toute façon pas marrants.
Belle mentalité.

:: Asthenie 1/06/2004 09:11:00 AM [+] ::
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:: vendredi, janvier 02, 2004 ::

Série noire.


Voilà que je me fais accuser de mauvaise influence sur mes pairs...
C'est facile de se déresponsabiliser, et de faire retomber ses erreurs d'éducation ou les erreurs de ses enfants sur des gens qui ont le courage d'être modérés dans leurs propos, de peser le pour et le contre de comportements condamnables.
Il ne sert à rien de condamner sans essayer de comprendre. Il ne sert à rien d'avoir un avis sur une question si c'est pour l'imposer aux autres sans écouter leurs contre-arguments.
Les gens bornés me font ch***... Peut-être parce que je le suis parfois aussi.

:: Asthenie 1/02/2004 09:49:00 PM [+] ::
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:: jeudi, janvier 01, 2004 ::

Hide my head I want to drown my sorrow (Tears For Fears).


Je préfère la reprise de Michael Andrews. Elle est plus prenante.
Tiens, une nouvelle année commence. Ca veut dire quoi, au fond? Qu'est-ce qu'il y a de "nouveau" dans 2004? On ne se sentira pas plus sereins qu'en 2003. Les guerres ne vont pas cesser. Les gens continueront de hurler. De se déchirer. De se tuer. De prendre plaisir à faire souffrir. De se donner la mort. De crever indécemment.
C'est marrant comme on peut laisser quelqu'un crever dans sa tristesse. C'est tellement simple. Chacun sa merde.
En effet.
Vous imaginez?
On fête un soi-disant renouveau, qui jour après jour, pourrit davantage notre existence.

:: Asthenie 1/01/2004 10:11:00 PM [+] ::
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